
La Noix de Coco
Dans tous ses états
La Noix de Coco
Le saviez-vous ? Le cocotier n'est pas tout à fait un arbre mais, comme tous les palmiers, une grande herbe modifiée pouvant atteindre 25 m de haut dont le tronc
Histoire de la Noix de coco
Carte d'identité de la Noix de coco
La noix de coco, ou le coco, est le fruit du cocotier, un des représentants de la famille des palmiers ou Arécacées. L'inflorescence complète peut atteindre 1 mètre de long.
Le fruit mesure entre 10 et 40 cm de long et entre 10 et 16 cm de large. Il pèse jusqu'à 1,5 kg. Il est lisse et de couleur vert clair ou orange lorsqu'il n'est pas mûr puis tirant sur le brun et recouvert d'une épaisse couche de fibres ligneuses brunes entourant la noix à maturité. La noix est composée d'une solide coque plus ou moins sphérique ovalisée qui protège une amande blanchâtre comestible. L'albumen est constitué d’une couche solide et d’une partie liquide.
On considère généralement que le cocotier est originaire de la Malésie. Il est maintenant acclimaté dans la plupart des pays tropicaux. L'Indonésie, les Philippines et l'Inde sont les principaux pays producteurs mondiaux de ce fruit et concentrent à eux trois plus de 70 % de la production.
Le cocotier fait partie des palmiers, avec un stipe (faux-tronc) acéré. Il peut atteindre une hauteur de 25 à 30 mètres ; le stipe se termine par une couronne d'immenses feuilles en forme de plumes : les palmes. Le cocotier pousse principalement sur les plaines côtières des régions tropicales, en milieu humide : zones de remontées d'eaux souterraines ou de stagnation d'eaux de pluie.
Pour toutes les variétés de cocotier, l'organisation des fruits est similaire. L'épicarpe, d'abord coloré, puis gris-brun à maturité, entoure une enveloppe coriace et fibreuse appelée « bourre ». Elle entoure une coque lignifiée, brun sombre et très résistante, qui adhère fortement à la bourre. De forme oblongue à sphérique, elle se renforce de trois côtes longitudinales plus ou moins marquées. Une fine pellicule d'un brun rougeâtre, le tégument séminal, forme un lien entre la coque et un albumen blanc, brillant, de 10 à 15 mm d'épaisseur. L’albumen est communément désigné sous le terme d'amande. Inséré sous l'un des trois pores germinatifs, se trouve un embryon d'environ 5 mm de long. Un liquide opalescent et sucré occupe jusqu'aux trois quarts de la cavité interne. On l'appelle communément « eau de coco », le terme « lait de coco » étant de préférence réservé à un liquide blanchâtre extrait de l'amande râpée et pressée.
Un cocotier adulte peut produire entre 50 et 200 noix de coco par an. À partir de l'âge de 50 ans, sa production baisse sensiblement.
La récolte peut intervenir sur les fruits verts, directement dans l'arbre, ou par ramassage des noix mûres tombées à terre. Il faut environ un an avant que la noix de coco atteigne sa pleine maturité.

Le fruit du cocotier
La fameuse noix de coco, est largement utilisé dans la cuisine des îles paradisiaques, sous de multiples formes.
Cette grosse graine creuse est de forme oblongue, légèrement triangulaire aux angles arrondis. Les non-initiés arrivant dans les îles sont parfois surpris de constater que les noix sont vertes ou jaune orangé (vertes lorsque la fruit n'est pas encore mûr, orangés lorsque la noix de coco est propre à la consommation) et non brunes et chevelues comme on les trouve un peu partout. C'est l'enveloppe naturelle du fruit que l'on doit enlever pour trouver la noix qui l'on appelle (coco sec).
La Noix de coco, un fruit aux multiples facettes
L'eau de coco
Un liquide transparent et sucré occupe les trois quarts de la cavité interne du fruit encore vert. L'eau de coco étanche la soif et peut également servir d'eau de cuisson pour pocher un poisson ou pour cuire le riz. Elle parfume délicatement les marinades pour les viandes et poissons. Dans les îles paradisiaques, on décapite la noix de coco encore verte de trois coups de machette et l'on consomme l'eau de coco directement avec une paille. On choisit le fruit en le secouant pour vérifier la présence de liquide.
On peut aussi percer la noix de coco avec un tire bouchon en lui perçant deux de ses trois yeux pour récupérer son eau. Celle-ci possède en outre des propriétés médicinales reconnues en cas de déshydratation et de gastro-entérite.


La Pulpe
Mûre, la noix de coco renferme une chair crémeuse subtilement parfumée et sucrée qu'on appelle (nan-nan) et que l'on consomme crue à la petite cuillère. La partie plus dure de la pulpe une fois séchée peut être dégustée en morceaux ou râpée. C'est un ingrédient indissociable de toutes les cuisines exotiques des îles paradisiaques, bien sûr mais également asiatique, indienne, indonésienne, africaine ou sud-américaine. C'est avec la pulpe crue que l'on fabrique le lait et la crème de coco.
Râpée, elle accommode à merveille poulets, poissons, pâtisseries et entremets de la tablettes îles (gâteaux, flans, blanc-manger, clafoutis, sorbets et glaces...
Le lait et la crème de coco
Le lait de coco n'existe pas à l'état naturel. C'est une fabrication de l'homme ! Il parfume suavement volailles, viandes ou crevettes.
La crème de coco est ce que l'on utilise dans la plupart des cocktails, comme la célèbre Pina Colada.
On les trouves tout prêt dans le commerce, en général au rayon des produits exotiques, en conserve ou en brique. Toutefois, rien ne remplace le goût d'un lait de coco fait maison.


L'huile de coco
Obtenue par pression mécanique de la pulpe fraîche de la noix de coco, son extraction à froid permet de préserver ses nutriments. Sans produits chimiques, on obtient donc une huile de coco vierge, excellente pour la santé, la peau et les cheveux. Elle peut aussi être utilisé en cuisine

Le chou coco
A l'extrémité du cocotier (sur à peu près 1m) à l'intérieur, on trouve le chou coco, dont la chair est tendre et délicate. On peut la consommer en salade ou en gratin.
La peau
Épaisse et fibreuse, la peau qui enveloppe la noix de coco est imputrescible et est traditionnellement utilisée pour fabriquer des cordages, des filets, des tapis, des sacs, des paniers, des balais et des brosses...

Les Palmes
Dans de nombreux pays, les feuilles du cocotier sont savamment enchevêtrées pour façonner toits de paillotes et de maisons.
L'artisanat local utilise largement les palmes pour confectionner paniers, chapeaux et petits objets décoratifs.







